Le Canada fait marche arrière sur la voiture électrique pour sauver son industrie automobile

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Le Canada vient de prendre une décision qui risque de compliquer sa transition vers la voiture électrique. Pour soutenir une industrie automobile fragilisée par les tensions commerciales avec les États-Unis, le gouvernement de Mark Carney a choisi de geler les normes d’émissions de CO2 des véhicules neufs jusqu’en 2029.

Le Canada n’en finit plus de revoir ses ambitions en matière de mobilité électrique. Après avoir abandonné les quotas obligatoires de ventes de véhicules zéro émission, le gouvernement de Mark Carney vient d’annoncer une nouvelle mesure qui devrait faire plaisir aux constructeurs. Mais beaucoup moins aux défenseurs de l’environnement.

Les normes de CO2 gelées pendant trois ans

Le 21 octobre 2026, le gouvernement fédéral canadien et la province de l’Ontario ont annoncé une série de mesures destinées à soutenir l’industrie automobile. Parmi elles, une décision importante : les normes d’émissions de CO2 applicables aux voitures particulières et aux utilitaires légers resteront inchangées jusqu’en 2029 inclus.

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Concrètement, les constructeurs devront respecter une moyenne de 107 g de CO2/km pour leurs flottes de VN, soit le niveau fixé pour 2026. Le durcissement progressif des exigences ne reprendra qu’à partir des modèles de l’année 2030. Les marques disposeront donc de trois années supplémentaires avant de devoir fournir de nouveaux efforts.

Cette décision intervient alors que le Canada a déjà revu sa stratégie en février. Le gouvernement avait supprimé les quotas contraignants de ventes de véhicules électriques instaurés sous Justin Trudeau. Le pays conserve néanmoins un objectif correspondant à 75 % de ventes électriques en 2035, sans en faire une obligation commerciale.

Une décision directement liée à Donald Trump

Ce changement de cap s’explique largement par les tensions commerciales avec les États-Unis. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’industrie automobile canadienne subit les conséquences des nouveaux droits de douane américains.

Malgré leurs récents désaccords politiques, les deux pays entretiennent des relations industrielles très étroites. Certaines pièces automobiles traversent leur frontière jusqu’à huit fois avant l’assemblage définitif d’un véhicule. Selon Mark Carney, les exportations automobiles canadiennes vers les États-Unis ont reculé de plus de 10 %.

Pour limiter les dégâts, Ottawa et l’Ontario ont également annoncé 2,5 milliards de dollars canadiens d’investissements supplémentaires, soit environ 1,6 milliard d’euros, sur deux ans. Ces fonds doivent notamment permettre de moderniser les usines et de préparer la production de véhicules électriques et connectés.

Un objectif de plus en plus difficile à atteindre

Si les constructeurs accueillent favorablement cet assouplissement, les organisations environnementales sont nettement moins enthousiastes. Clean Energy Canada estime notamment que cette pause risque de compromettre les investissements dans les infrastructures de recharge et de ralentir l’adoption des véhicules électriques.

Le Pembina Institute se montre encore plus pessimiste. L’organisation considère que le maintien de l’objectif de 75 % de ventes électriques en 2035 devient particulièrement difficile avec ce nouveau calendrier. Et pour cause : les émissions moyennes des flottes devront passer d’environ 107 à 46 g/km d’ici 2035. En repoussant les efforts à 2030, le Canada concentre une grande partie de la transition sur une période beaucoup plus courte.

Le gouvernement assure pourtant ne pas renoncer à l’électrification. Mais on voit mal comment le Canada pourra atteindre son objectif de 2035 dans de telles conditions.

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Titusil y a 2 heures

Surement pas : il a fait plus que Musk pour promouvoir les VE : grâce au bazar qu'il met partout, au Venezuela, en Ukraine et en Iran, sortir du pétrole devient clairement un enjeu de souveraineté, mais aussi un enjeu économique, au niveau macro mais surtout au niveau individuel.
Résultat, les européens electrifient massivement leur parc et essayent de supprimer le plus possible le pétrole et le gaz de leur mix énergétique.
Prix nobel de la paix je ne pense pas, mais prix Goldman pour l'environnement, il devrait être lauréat !

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