La suite de votre contenu après cette annonce

Entre berline haute et SUV coupé, souvent qualifiée de crossover, la DS N°8 est une voiture électrique qui se remarque. Dans sa vie d’automobiliste, Hugo a vécu plusieurs phases. Convaincu par les moteurs diesel, il est arrivé par accident à l’hybride rechargeable. Il ne voulait pas entendre parler de l’électrique en raison d’une mauvaise expérience vécue dans son entourage familial. En revanche, l’univers de la marque le séduisait. Il y a là en germe quelques raisons contradictoires qui ont conduit notre lecteur jusqu’à la DS N°8.
Aujourd’hui, Hugo est un septuagénaire retraité du transport aérien qui partage sa vie entre le Vexin et l’Alsace. Mais, auparavant, avec trois enfants et souvent leurs copains et copines à transporter, il fallait une voiture spacieuse : « En 1999, nous avions pris un Citroën Evasion Captain Chair diesel. Il s’agissait du modèle avec trois rangées de sièges tous indépendants et avec des accoudoirs. Quand on voyageait à seulement cinq, on enlevait un siège pour caser davantage de bagages. On l’a gardé un moment, le temps que les enfants grandissent ».
D’autres modèles aussi accueillants ont suivi : « Toujours en diesel, on a pris ensuite un Nissan Pathfinder 4×4 que nous avons conservé facilement une quinzaine d’années. Ce n’était pas un modèle très nerveux. En sept places également, nous avons aussi eu pendant deux ans en deuxième véhicule un Mercedes GL. En V6 diesel avec toutes les options, dont les sièges chauffants à l’arrière, c’est le 4×4 que mon épouse adorait. En le conduisant avec le régulateur, on avait la sensation de cruiser. Mais nous avons eu beaucoup de problèmes avec lui ».
À lire aussi
Témoignage – Deux Renault Megane électriques au même prix : voilà pourquoi Fabrice a choisi celle avec 22 000 km de plusPuis il y a eu un véhicule de transition : « Avec les enfants devenus grands, nous avons eu à la maison jusque trois véhicules en même temps. À un moment, nous avons pris une Peugeot 308 de 180 ch pour avoir de véritables sensations de reprises. Pour moi, la puissance, ce n’est pas pour faire vroum vroum. J’aime rouler tranquillement, mais avoir tout de même les moyens de doubler facilement quand il le faut : quand j’appuie sur l’accélérateur, j’ai besoin de sentir une réponse instantanée. C’est encore plus significatif avec les électriques, d’ailleurs ».
En 2020 est arrivé le moment de remplacer la 308 : « Je n’aimais pas sur cette voiture que le régulateur de vitesse ne se mette en route qu’à partir de 30 km/h. Nous étions l’été de l’année du Covid. Comme diéséliste convaincu, je pensais continuer sur ma lancée. Ayant eu auparavant plusieurs Peugeot, je connaissais le vendeur de la concession. Il rentrait d’un essai d’un 3008 hybride rechargeable avec un autre client. Ce véhicule était devant la porte quand nous sommes arrivés, mais ne m’intéressait pas du tout ».
Et pourtant : « Le vendeur nous a proposé d’essayer cette voiture, mais j’ai décliné aussitôt. Il a insisté en nous disant que ça nous permettrait de découvrir une nouveauté du constructeur. Mon épouse et moi sommes ressortis enthousiastes. Nous avons vraiment été bluffés par le punch et le plaisir de conduite en mode électrique. Ce silence, à part les bruits de roulement, c’était formidable. Commandée dans le courant de l’été 2020, nous avons reçu notre Peugeot 3008 hybride rechargeable en octobre suivant ».
L’électrique, en revanche, c’était hors de question : « J’ai un frère qui est un grand fan d’écologie. Il avait acheté une des toutes premières Renault Zoé. En rentrant d’un réveillon, il a connu la mésaventure de tomber sur trois points de recharge successifs en panne. Il a dû couper le chauffage et continuer avec une couverture de survie. Ca, ce n’était tout simplement pas envisageable pour nous. Avant, nous achetions toujours nos voitures. Mais, pour la 3008 PHEV 300 ch à motricité intégrale, nous avons préféré une LOA sur quatre ans pour réduire les risques concernant la batterie de traction ».
Finalement la 3008 a été rendue sans grands regrets : « Il y avait pour nous deux points urticants avec cette voiture. Tout d’abord une caméra arrière avec une définition nulle. Et une autonomie réelle trop juste, de 30-35 km en hiver. La DS 7 venait d’être restylée, avec une autonomie WLTP annoncée autour des 60-65 km. Nous avons pu l’essayer à la concession près de Mulhouse. Nous avons été bluffés cette fois-ci par l’intérieur. Nous avons pris à nouveau un exemplaire toute option à motricité intégrale ».
A l’usage, l’autonomie est à nouveau apparue trop limitée : « Dans nos déplacements en Alsace et en région parisienne, nous ne voulions pouvoir rouler qu’en mode EV. L’été, ça allait, mais en hiver, avec 40-45 km, on était un peu juste. Toutefois cette expérience nous a permis de bien apprécier l’univers DS. Il y a deux ans, en septembre 2024, nous sommes allés au concours automobile Chantilly Arts & Élégance lors de la journée presse. DS était sur place avec le concept SM Tribute présenté par Thierry Metroz ».

Hugo a pu rencontrer tout le staff de DS et s’entretenir avec ce designer : « Je suis un grand fan de home cinéma. J’ai demandé à Thierry Metroz ce qu’il avait prévu sur la DS N°8 concernant le système audio. Il m’a dit regrouper le son sur un seul diffuseur Focal intégré au milieu de la planche de bord. Concernant le retard pour présenter cette voiture, il m’a dit qu’il y avait un problème de disponibilité de la batterie, mais qu’elle serait bien révélée fin 2024. On avait pris goût, là, à l’univers DS ».
En revenant de Chantilly, Hugo n’en était pas encore à vouloir signer absolument pour une voiture électrique : « Il était question de 700 à 750 km d’autonomie pour la DS N°8, ce qui potentiellement pouvait nous convenir, et nous permettrait de rester chez DS. Mais en réfléchissant, on s’est dit que ça ne le ferait pas, que ce serait trop risqué. Alors nous sommes allés voir le Renault Rafale hybride rechargeable 300 ch avec sa centaine de kilomètres d’autonomie en électrique. Il convenait bien pour remplacer notre DS 7 ».
A nouveau, un petit caillou a bloqué ce mécanisme : « Notre fille nous a prêté son Hyundai Kona EV. Nous avons discuté avec elle des contraintes à rouler en électrique. Habitant dans les environs de Cannes, elle nous a assuré que ça ne lui posait aucun problème. Nous avons alors envisagé plusieurs modèles. Le Hyundai Ioniq 9 pour les fois où l’on se retrouve à plus de cinq avec les petits-enfants ? Trop grand ! Le Tesla Model Y que nous avons essayé ? Hors de question de subir des sanctions en rapport avec l’Autopilot ! ».
Mais l’idée a fait son chemin : « En croisant d’un côté l’écosystème de la recharge Tesla avec des autonomies de l’ordre de 700 km, ça devait le faire. Ce qui nous a ramenés vers la DS N°8 que j’ai pu avoir en prêt à l’occasion d’une révision de la DS 7 à la concession de Mulhouse. Nous en sommes ressortis au-delà d’être convaincus. Quel confort et plaisir de conduite ! Mon épouse est très sensible aux ambiances. C’était en janvier 2025, nous avons commandé notre exemplaire même si la LOA n’était pas terminée pour la DS 7, ce qui nous a valu d’essuyer de petites pénalités ».
Finalement, à l’usage, l’électrique passe très bien chez Hugo : « Pour notre DS N°8 AWD à batterie 97,2 kWh, l’autonomie WLTP est d’environ 680 km. Malgré notre demande pour des jantes de 19 pouces permettant de consommer moins, nous avons dû nous contenter de la monte en 20, avec des pneus Michelin CrossClimate 2. Ainsi, sans passer par l’autoroute mais les nationales et voies à 110 km/h, nous avons une autonomie qui nous permet de parcourir les 500 km reliant Mulhouse à notre maison dans le Vexin. A l’arrivée, il reste environ 10-11 % d’énergie dans la batterie ».
Reçue en avril, la première voiture électrique du foyer a déjà parcouru pas loin de 12 000 km : « Sur les premiers 9 973 km, j’ai relevé une consommation de 17,8 kWh/100 km. Sur les 1 796 derniers, c’est descendu à 17,1. Ce qui peut être dû à des trajets différents et de meilleures températures. Finalement, a-t-on besoin de pouvoir rouler 500 km sans recharger en cours de route ? Nous nous arrêtons de toute façon pour aller aux toilettes. Je suis très cocardier. Je roule dans une voiture de marque française et recharge le plus possible dans les stations IECharge où le kilowattheure est à 0,25 euro ».1

Notre lecteur utilise aussi le réseau Tesla : « Nous allons en Allemagne, Suisse, Italie, Belgique, au Luxembourg… Il y a des superchargeurs partout et fiables. J’ai pris un abonnement sur un an. A la maison dans le Vexin, nous branchons le DS N°8 sur une borne 7 kW en monophasé. C’est sur du triphasé 11 kW à Mulhouse. Lorsque nous avons commandé la voiture en juillet 2025, nous n’avons pas pu avoir l’option 22 kW. Mais ça ne nous manque pas. Recharger en 3 ou 6 heures à la maison : qu’est-ce que ça change ? Pour les bornes AC Lidl, éventuellement ».
Notre lecteur en est persuadé : « On ressent une énorme recherche d’ergonomie globale. Tout l’environnement a été vraiment pensé, sans rien laisser au hasard. Certes, le système multimédia demande une certaine forme d’apprentissage, mais tout est clair quand on a compris la logique. Nous avons aussi l’affichage tête haute HUD. Le planificateur intégré est d’une grande fiabilité. Et son intégration dans la navigation est très bien faite. En revanche, il n’y a pas la possibilité de sélectionner des réseaux de recharge, mais on peut faire une recherche manuelle ».

Hugo est satisfait aussi des aides à la conduite : « Nous roulons au régulateur (simple) depuis notre Citroën Evasion. Une fois qu’on a goûté à ça, c’est formidable ! Sur la DS N°8, les aides sont très bien pensées, très fiables. En région parisienne, c’est vraiment bien, la voiture suit le flot de la circulation sans avoir à la reprendre. Elle est toujours à la bonne vitesse, s’adaptant à la configuration environnementale. On peut lever le pied droit de l’accélérateur. En revanche, en arrivant à un stop ou à un feu rouge, il ne faut pas oublier de freiner ».
À lire aussi
Témoignage – Après deux Renault Mégane électriques neuves, voilà pourquoi ce couple est passé à deux Tesla d’occasionLe nouvel électromobiliste compare : « Je suis allé ressayer une Tesla depuis qu’on a la DS N°8. Tesla, c’est la voiture qui vous conduit et qui, sans crier gare, peut vous repasser la main à votre grande surprise. C’est l’inverse avec la DS N°8 où c’est bien la personne derrière le volant qui pilote, le véhicule apportant une aide. Pour ma part, c’est simple, je veux que ce soit moi aux commandes. Mon épouse est fan de cette voiture. C’est le modèle le plus abouti que nous aurons eu ».
La DS N°8 ne passe pas inaperçue : « Les gens la regardent, elle a dans sa ligne quelque chose de sensuel. Notre fille qui nous avait prêté sa Kona EV la trouve super, même si son époux n’est pas convaincu par Stellantis. Notre autre fille qui roule en thermique a été bluffée par notre VE. Le silence de ce modèle est apaisant. C’est une voiture dans laquelle vous avez envie de rouler. À l’arrière, il y a suffisamment d’espace pour que les adultes se sentent à l’aise. Cet été, entre le toit ouvrant et les sièges ventilés, les passagers assis à l’arrière étaient bien installés ».

Hugo est un vrai mélomane : « Mes styles musicaux, c’est le jazz et les crooners américains. J’ai pris l’option Focal étendu. Rouler avec de la musique de qualité dans une telle voiture apporte de la sérénité. Il n’y a pas dessus une suspension hydraulique Citroën, mais le confort est vraiment là. Le contexte est feutré, cool. Sur les trajets que l’on connaît bien, la charge mentale est abaissée. Pour moi, cette DS N° 8 est une vraie machine à rouler. Je me demande bien ce que je pourrais prendre après elle, à la fin de la LOA ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Hugo pour son excellent accueil, sa très grande réactivité et son très intéressant témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
Au prix où est le modèle, ne pas proposer du 800V et une recharge en 12 mn comme le G6 parr exemple est une erreur, autant que le poids de ce VE sur cette plateforme polyvalente enclume !!!
D''ailleurs les chiffres de ventes le confirment ...
1
Annonce partenaire

Actualité21 septembre 2026
Annonce partenaire