Future Corolla électrique : un choix risqué pour Toyota ?

La suite de votre contenu après cette annonce

La Corolla est la fondation de la gamme Toyota. Ce modèle emblématique qui a déjà popularisé l’hybride abordera bientôt un nouveau virage loin d’être symbolique dans son histoire en passant à l’électrique. 

Toyota a beau ne pas vraiment croire en l’avenir du véhicule électrique, il lui faut bien répondre aux besoins des pays où ce type de propulsion est en forte croissance : Chine, Europe, Asie du Sud-Est, etc. Il va donc faire évoluer sa stratégie et l’architecture de ses véhicules. Symbole de cette volonté de changement, c’est la Corolla qui sera chargée dans quelques mois de lancer le bal. Un bal, car fidèle à son habitude, le géant japonais aura à cœur de partager les composants avec d’autres modèles, y compris chez Lexus.

À lire aussi
Toyota : plombé par l’essence, mais sauvé par l’électrique ?

Cette nouvelle stratégie revêt une importance capitale en Chine. Jusqu’à présent, Toyota a fait appel à ses partenaires pour sauver les meubles : bZ3, bZ3X, bZ5, bZ7. Avec un résultat mitigé. En proposant une version électrique sous l’appellation Corolla, le but est de la rendre plus familière et ainsi rassurer les clients. Stratégie similaire à celle adoptée lors du lancement de l’hybride dans la berline compacte aux côtés de la Prius, ou plus proche de nous du C-HR+.

Berline à 4 portes, uniquement ?

En Chine, la Corolla sera un des premiers modèles assemblés par la coentreprise fusionnée entre FAW et GAC selon Nikkei Asia. Bien entendu, pour l’Europe, elle ne sera pas importée de l’Empire du Milieu. Elle rempilera en Turquie pour une nouvelle génération.

Néanmoins, et c’est sans doute là que le bât blesse, cette nouvelle Corolla électrique ne pourrait être déclinée qu’en version berline tricorps. Pas de berline à hayon, encore moins de break, au programme. Pour cela, il faudra certainement attendre la génération suivante, prévue en 2034. Toyota n’aura alors plus d’autre choix que de passer à l’électrique.

Si cela se confirme, ce serait un choix risqué pour l’Europe, très friand de modèles électriques mais plus du tout de ces petites berlines. De plus, les autos électriques made in China sont pénalisées par des droits de douane renforcés et n’ont pas de prime CEE majorée en France. A voir si la marque aura une autre stratégie pour l’Europe via son usine en Turquie, qui crée d’ailleurs d’autres soucis au constructeur en ce moment.

À lire aussi
Toyota aimerait que ses voitures thermiques soient considérées comme… des véhicules zéro émission

Cet article vous a plu ? Lancez la discussion

Accéder au forum

Nos guides