La Moke électrique revient au Mondial de l'Auto : deux fois plus d'autonomie... et le prix d'une Tesla

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La mini Moke MK2 électrique au Mondial de l’Auto – Visuel : M. Torregrossa

Au Mondial de l’Auto, Moke International dévoile la deuxième génération de sa voiture de plage électrique. Batterie doublée, autonomie de 170 km WLTP, carrosserie en aluminium et coffre avant : la Moke Mk2 gagne en polyvalence sans rien perdre de son charme vintage. Nous avons rencontré son distributeur français sur le salon.

Elle a transporté Brigitte Bardot sur la Côte d’Azur et James Bond à l’écran. Conçue au début des années 1960 par Sir Alec Issigonis, le père de la Mini, la Moke était à l’origine un véhicule militaire. Elle est finalement devenue l’icône des stations balnéaires, de Saint-Tropez à Saint-Barth. Ressuscitée en version 100 % électrique en 2022 par Moke International, elle se dévoile au Mondial de l’Automobile de Paris dans une seconde génération : la Moke MK2.

Une autonomie presque doublée

C’était le point faible de la première Moke électrique : avec sa batterie de 10,5 kWh, elle peinait à dépasser les 80 à 100 km en usage réel. La Mk2 change la donne avec un pack LFP de 23,5 kWh. L’autonomie atteint désormais 170 km selon le cycle WLTP, et jusqu’à 185 km en ville et sur les routes côtières, selon le constructeur.

« On a doublé l’autonomie », résume Yann Ayache, distributeur officiel de la Moke électrique en France, à Monaco et en Suisse, que nous avons rencontré sur le stand. Les cellules de la batterie sont désormais logées dans les flancs et à l’arrière du véhicule. Cette nouvelle architecture améliore la répartition des masses. Elle condamne néanmoins le petit coffre arrière de la première génération, désormais réservé à l’électronique et au chargeur embarqué. Un petit frunk permet d’embarquer quelques affaires, mais il faudra voyager (très) léger.

Sur la MK2, le mini-coffre a été déplacé sous le capot.

La Moke électrique de seconde génération progresse également sur le volet de la recharge. Son chargeur embarqué grimpe ainsi à 6,6 kW. Il faut compter 2 heures pour passer de 20 à 80 % sur une wallbox adaptée, ou environ 7 heures pour une recharge complète sur une prise domestique. La prise de recharge migre au passage à l’arrière du véhicule.

Le moteur de 33 kW (45 ch) entraîne toujours les roues arrière. Le couple atteint 100 Nm, et la vitesse maximale reste fixée à 80 km/h. Une nouvelle commande de boîte rotative permet de choisir entre un mode Eco, pour préserver l’autonomie, et un mode Sport, plus joueur.

La Moke MK2 se charge par l’arrière via une prise type 2.

Une « vraie » voiture homologuée M1

La carrosserie passe à l’aluminium, plus léger et surtout plus résistant à la corrosion. Un atout de taille dont la carrière se joue principalement proche des stations balnéaires, soumises à un environnement très salé. L’arceau de sécurité gagne des barres supplémentaires et des points d’ancrage plus robustes. Le poids à vide s’établit à 860 kg.

Reprenant le châssis de sa devancière, la Moke MK2 hérite d’une nouvelle structure en aluminium.

Contrairement à de nombreux engins de plage électriques, la Moke n’est pas un quadricycle mais une vraie voiture, homologuée dans la catégorie M1. Un choix assumé par les Britanniques, qui voulaient reproduire fidèlement la voiture vendue dans les années 1960 sans compromis vis à vis des nombreuses contraintes réglementaires des quadricycles. Cette homologation impose des crash-tests, et notre interlocuture nous assure qu’une quarantaine de voitures y ont été sacrifiées. La banquette arrière est compatible Isofix, et les quatre places disposent de ceintures trois points.

Pour le reste, la Moke Mk2 cultive son côté rétro. On ne trouve ni écran tactile, ni GPS, mais une radio DAB avec Bluetooth et des haut-parleurs étanches. L’habitacle gagne une prise USB-C, une prise 12 V, des porte-gobelets à l’arrière et des espaces pour les pieds élargis de 90 mm.

Côté couleurs, les acheteurs européens ont désormais accès à neuf teintes réparties en trois collections. La collection California, jusqu’ici réservée aux États-Unis, en fait partie.

A l’intérieur, la Moke électrique joue la carte de la simplicité pour rester fidèle à la version originale.

Une Moke électrique au prix d’une Tesla

Fabriquée à la main dans le Warwickshire, en Angleterre, la Moke Mk2 est affichée à 35 000 € HT, soit 42 000 euros TTC une fois la TVA française ajoutée. Un prix qui la positionne au final au niveau d’un Tesla Model Y d’entrée de gamme. Un ticket d’entrée qui la réserve à une clientèle aisée, comme le reconnaît volontiers Yann Ayache. Il revendique environ 180 exemplaires livrés en deux ans et demi, très majoritairement en France. La marque, elle, annonce plus de 500 Moke électriques vendues dans le monde.

Le distributeur veut toutefois élargir son public. La Moke est accessible en location longue durée à partir de 419 € par mois. Dès l’an prochain, des modèles d’occasion de moins de 10 000 km seront proposés entre 20 000 et 25 000 €…

A noter : la Moke Mk2 est exposée dans le hall 7.1 du Mondial de l’Auto (stand B01) jusqu’au 18 octobre.

Moke électrique Mk2 : les caractéristiques à retenir

Moteur33 kW (45 ch), 100 Nm, propulsion
Vitesse maximale80 km/h
Modes de conduiteEco et Sport
BatterieLFP, 23,5 kWh
Autonomie170 km WLTP, jusqu’à 185 km en usage réel
RechargeAC 6,6 kW, de 20 à 80 % en 2 h, environ 7 h sur prise domestique
Dimensions (L x l x h)3 325 x 1 660 x 1 550 mm
Empattement2 255 mm
Poids à vide860 kg
CarrosserieAluminium
Places4, banquette arrière Isofix
Coffre avant86 litres, verrouillable
HomologationM1 (voiture)
Prix35 000 € HT

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