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La 91ᵉ édition du grand raout de l’automobile se termine ce dimanche. Mais nous avons déjà glané de nombreuses indiscrétions, infos et tendances en coulisses. Voici ce que nous avons noté dans notre carnet à petits carreaux.
« J’adore », dit l’un. « C’est moche », dit l’autre. Devant le concept car annonciateur de la 2 CV, les avis sont tranchés. Mais nous avons rarement vu une telle foule devant un unique modèle lors des premières journées publiques.
Pierre Leclercq, le monsieur design des Chevrons, estime le taux de ressemblance à « 85, voire 90 % ». Lorsqu’on nous présente des concept-cars, on nous sort souvent ce chiffre. On nous avait par exemple cité 90 % l’an passé à propos du Hyundai Concept THREE. Celui-ci a enfanté la Ioniq 3. On vous laisse donc évaluer ce qui pourrait changer sur la Deuche dans les deux prochaines années.
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La nouvelle Citroën 2 CV est là ! Voici tout ce qu’il faut savoir sur la citadine électrique à 15 000 €Dans son édition du 8 octobre 1948, le grand quotidien France Soir annonçait le lancement de la 2 CV au même salon. Il la décrivait alors comme « la Citroën que l’on n’attendait plus ». Une référence au développement tortueux de la Deuche, ralenti par la Seconde Guerre mondiale, un plan Pons défavorable au projet et la grande pénurie de matériaux de l’après-guerre.
On pourrait appliquer la même phrase à la nouvelle 2 CV tant l’idée a occupé les esprits chez Citroën avant d’aboutir. On sait désormais que ce sera chose faite avant la fin de la décennie.
Stellantis a aussi confirmé que la production aurait lieu à Pomigliano d’Arco, près de Naples, en Italie, aux côtés d’une très probable Fiat. Le nom serait celui d’un ursidé…

Dans ses interventions publiques, le patron de Renault manie quelques idées force. Elles sont souvent les mêmes. Ainsi, depuis son arrivée à la tête de Renault il y a un an, on l’entend pester contre ce qu’il considère comme un abus de normes environnementales ou sécuritaires à destination des voitures sur le marché européen.
Il a ainsi répété à plusieurs reprises l’argument des « 108 normes » à venir d’ici 2030 (ici ou ici), estimant le surcoût pour chaque véhicule à 3 000 euros. Ce faisant, il réclame une exemption pour les voitures de moins de 4,20 m, plus difficiles à rentabiliser. Son discours déteint même sur ses collègues. Katrin Adt, la patronne de Dacia, nous a elle aussi parlé des « 107 normes » dans une interview cet été. Ok, mais sont-elles 107 ou 108 ?
Parfois, visiblement, ça marche. « Cela fait deux ans que je dis : il faut un accord entre la Chine et l’Union européenne pour limiter les imports sans fermer l’Europe », déclarait le dirigeant du Losange en marge du salon. Or, quelques heures avant l’ouverture du Mondial, le Commissaire européen au commerce Maroš Šefčovič avait obtenu à Pékin un plafonnement des importations de voitures hybrides chinoises.
La Chine ne pourra plus envoyer que 350 000 véhicules en Europe par an jusqu’à la prochaine décennie. L’an passé, 800 000 véhicules hybrides avaient franchi les mers pour arriver dans les ports de Livourne, Zeebrugge ou Rotterdam. « Je m’en réjouis » a dit Provost. « C’est une bonne route pour la suite », a abondé devant nous Thomas Schäfer, le patron de Volkswagen. Nous verrons avec l’évolution prochaine des normes si les mantras répétés par François Provost continuent de percoler dans les décisions européennes.

Emmanuel Macron a effectué sa dernière visite au Mondial de son mandat de président de la République. Il s’est installé au volant de la 2 CV et de la Renault E-Space. Mais il ne s’agissait pas que d’un acte de communication politique. Il s’agissait aussi de préparer le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement qui se tenait à Bruxelles (Belgique). Jeudi soir, des sources diplomatiques confirmaient l’existence d’un « accord » sur une déclaration commune franco-allemande à propos de l’automobile.
Le document, révélé par Le Monde, enterre l’interdiction des moteurs thermiques en 2035, laissant ouverte une fenêtre de 10 % de véhicules émetteurs de CO₂. Voilà qui tenait à cœur au chancelier Friedrich Merz et aux constructeurs allemands. En échange, Berlin aurait accepté des assouplissements pour les utilitaires à court terme. Et surtout des garanties sur le « made in Europe » avec des accès favorisés aux bonus, aides et marchés publics pour les véhicules dont la part de valeur locale s’élève au moins à « 70 % de la création (…) dans les composants hors batterie ». La présentation de nouveaux modèles fait pâle figure par rapport à ces évènements de nature tectonique.
Jeep avait des annonces à faire. Lundi matin, son nouveau patron en Europe, Xavier Peugeot, s’est exprimé devant une brochette de journalistes, dont l’auteur. Après avoir confirmé le retour prochain du Renegade sur une plateforme multi-énergies, il a usé de quelques circonlocutions pour faire passer son message : « Il n’y a pas besoin de vous dire qu’avoir Willys est un élément clé pour notre futur ».
Comprenez, Jeep prépare une réincarnation du légendaire Willys, arrivé sur nos côtes avec le débarquement de Normandie. « Donnez-nous du temps » a poursuivi le nouveau patron, refusant de s’avancer sur les plateformes, les dimensions, les usines, les prix ou les éventuels appétits de franchissement de l’engin.
Selon nos informations, il s’agirait d’un véhicule petit format – le Willys MB original s’étalait sur 3,33 m — probablement basé sur la plateforme basique qui portera aussi la Citroën 2 CV. Il faudra sans doute attendre l’année 2030. Pourra-t-on basculer le pare-brise sur le capot ?
Le concept Renault E-Space entend remettre à jour l’idée de « voiture à vivre », chère au Losange. Mais il s’agit aussi (et peut-être surtout ?) de présenter l’OpenR Panorama. Ce nom recouvre la nouvelle dalle panoramique incurvée courant d’un montant à l’autre. Elle mesure 1,13 m sur le concept.
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Mondial de l’Auto 2026 – Renault E-Space Concept : la voiture à vivre anti-SUV !Elle sera surtout intégrée sur les prochaines générations de Rafale ou Scénic, à la fin de la décennie. Voilà qui rapproche Renault de Peugeot avec son écran incurvé sur le e-3008. D’autres marques choisissent d’autres voies. À l’exemple de BMW ou Xiaomi, deux marques qui n’avaient pas de stand à la Porte de Versailles. Les iX3 ou YU7 projettent l’instrumentation sur le pare-brise pour provoquer le même effet de largeur… Nous verrons qui gagnera le débat.
Citroën 2 CV, projet de Jeep Willys, indices chez Fiat ou chez Dacia. Est-ce que VW pourrait à son tour rejoindre la danse des kei-cars européennes ? Nous avons posé la question à Thomas Schäfer, le patron de Volkswagen.
« Non »
Il y eut ensuite un long silence.
« L’année prochaine, nous lançons l’ID.1, qui est une voiture de petite dimension (elle voisinera avec la Renault 5 autour de 3,90 m, ndlr.). En Europe, le marché principal correspond à peu près à la taille de la Polo, voire légèrement plus grand. C’est aussi là qu’on peut gagner de l’argent. Si l’on descend plus bas, ce n’est pas très attractif. Et du point de vue de la répartition de notre gamme, nous sommes déjà bien couverts dans ce segment avec l’ID. Cross, l’ID. Polo et l’ID.1. Lancer un autre modèle en dessous n’a pas de sens. Si je devais choisir, je préférerais me tourner vers un modèle plus grand ».
Voilà qui est clair.
Passons au moins compréhensible. Le stand Smart est garni d’un immense pied glissé dans une chaussure blanche. La jambe d’environ 5 mètres de haut est placée entre les #2, principal attrait pour le public. Mais qu’essaie donc de nous dire la marque du groupe Geely en collaboration avec Mercedes ? Il est vrai que la stratégie n’est pas très claire, avec la sortie de grands SUV et des ventes en berne (environ 13 000 immatriculations en Europe l’an passé).
« L’idée était d’aller chercher le même type de profil que les personnes qui achètent aujourd’hui des Cupra » me décodait récemment un ancien responsable de Smart en Europe. Ce public fait visiblement une fixette sur les baskets géantes.
Nous avons observé le public sur les stands BYD, Li Auto, Geely, Xpeng voire Forthing. Et il y avait de l’intérêt, des plastiques tâtés, des questions aux vendeurs et porte-paroles… Ce salon compte une vingtaine d’exposants chinois, soit un tiers des constructeurs présents.

La marque chinoise a amené à Paris sa E2, version européenne de la Geely Xingyuan. Or, ce modèle était le numéro 1 des ventes en République populaire au premier semestre avec près de 200 000 exemplaires écoulés (!). Si le design peut paraître insipide à nos goûts occidentaux, la qualité de réalisation de l’intérieur mérite d’être soulignée.
La marque vient de réaliser sa millième immatriculation sur le marché hexagonal. Ce petit ruisseau fera-t-il une grande rivière ?
BYD est déjà un torrent sur notre marché. Stella Li, la vice-présidente du groupe aux 4 millions de voitures par an, a dit sur BFM-Business : « Nous regardons de très près la possibilité de mettre en place une usine en France ». Parmi les points forts d’une éventuelle industrialisation dans l’Hexagone, elle a cité le coût modéré de l’énergie par rapport à certains voisins.
Cela ne lui coûte pas grand-chose de nous flatter. Mais la lutte sera serrée avec nos voisins.
Le hall 4 est largement occupé par Stellantis. Et le groupe a amené à la Porte de Versailles pas moins de six concept cars. Les états d’avancement ou leurs propos étaient très divergents. Ici, une pimpante Citroën 2 CV nous parle de la future voiture populaire. Ailleurs, le très vert Fiat Multiplay s’interroge, comme son nom l’indique, sur le retour d’un Multipla. Là, l’Opel STX est une maquette sans intérieur chargée de nous évoquer le futur break Astra.
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Peugeot E-T16 : ce concept révèle le style de la future 208 électriqueLes esprits chagrins n’ont pas manqué de noter que les seules « vraies » nouveautés étaient les DS nᵒ 7, Fiat Grizzly et Lancia Gamma.
L’arrivée de la plateforme STLA One l’an prochain — sur la future Peugeot 208 — devrait redonner un peu d’énergie au plan produit du groupe.
Le Grizzly et Gamma ont en commun l’usage massif de plastiques noirs laqués sur la console centrale. Ces matériaux sont souvent décrits sous le vocable piano black. D’autres constructeurs semblent largement revenus de cette tendance. À l’exemple de l’Audi A2, où des tissus tendus sur des surfaces souples habillent l’habitacle. Les concepts comme le Renault E-Space pointent d’ailleurs vers un usage renforcé de ces matières.
Le textile, c’est fantastique.
Pour les constructeurs, le Mondial est aussi un premier thermomètre commercial. Mardi, les commerciaux étaient dans les starting-blocks pour faire signer des bons de commande aux visiteurs. Chez un célèbre constructeur, devant une nouveauté importante, on nous a dit que les vendeurs étaient déjà en avance sur leurs objectifs. Preuve que l’on continue de vendre des voitures sous les spots de la Porte de Versailles. C’est peut-être encore plus important que de faire rêver.
Crédits photo : Joris Clerc
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"...ce sera chose faite avant la fin de la décennie..."
On n'est pas à l'abri d'un bis repetitae des années 30-40 du siècle dernier...
Pour la deuche, ce qui va changer, son prix , si il y a des aides , ce sera 15.000 aides maximales déduite, sinon 15.000 si il n’y a pas d’aides .
On l’a vu sur la Spring