Tesla dévoile enfin son nouveau Roadster : une voiture électrique folle qui défie les lois de la physique

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Neuf ans après sa première présentation, le nouveau Tesla Roadster a enfin fait son grand retour. Elon Musk a dévoilé au Texas une voiture électrique aux capacités totalement étonnantes. Grâce à des technologies développées avec SpaceX, elle peut notamment quitter le sol, effectuer des figures aériennes et afficher des accélérations qui semblent défier les lois de la physique. Mais derrière le spectacle, des questions restent sans réponse.

Il aura fallu attendre près d’une décennie, mais cette fois, Tesla a bel et bien présenté son nouveau Roadster. Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2026, le constructeur américain a organisé un événement sur un site d’essais de SpaceX, au Texas. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Elon Musk avait prévu de marquer les esprits. Plutôt que de se contenter d’une présentation traditionnelle, avec quelques accélérations sur une piste et un discours sur les performances, Tesla a choisi de montrer des capacités particulièrement inhabituelles pour une automobile. Au programme : une voiture qui roule à l’envers, des sauts au-dessus d’autres véhicules et même des rotations dans les airs. Rien que ça !

Neuf ans d’attente pour le Tesla Roadster

Présenté pour la première fois en novembre 2017, le nouveau Tesla Roadster devait initialement arriver sur les routes en 2020. À l’époque, Elon Musk promettait des performances hors normes : un 0 à 100 km/h en 1,9 seconde, une vitesse maximale supérieure à 400 km/h et près de 1 000 km d’autonomie.

Mais les années ont passé et les reports se sont multipliés. Entre-temps, Tesla a concentré ses efforts sur d’autres projets, notamment le Cybertruck, la conduite autonome et la robotique. Le Roadster semblait presque être tombé dans l’oubli. En 2026, Elon Musk a annoncé une nouvelle présentation programmée pour le 1er octobre, puis repoussée au 15 octobre en raison de conditions météorologiques défavorables. Un report qui prend tout son sens à la découverte des étonnantes capacités du véhicule…

Une voiture électrique qui peut rouler à l’envers !

Le véhicule a été dévoilé en train de gravir une immense rampe incurvée, jusqu’à se retrouver complètement à l’envers. La voiture est alors restée plaquée contre la surface avant de quitter la structure, d’effectuer une rotation et de retrouver le sol. Comment est-ce possible ? Le constructeur a développé un système d’aspiration installé sous le véhicule. Des ventilateurs créent une dépression qui permet de maintenir la voiture contre la chaussée, même lorsque celle-ci se retrouve au-dessus d’elle. Selon Tesla, ce dispositif serait suffisamment puissant pour générer une force d’aspiration pouvant atteindre environ deux fois le poids du véhicule.

Le Roadster pourrait ainsi rester accroché à une surface inversée, y compris à l’arrêt. Ce système présente également un intérêt pour la conduite sur circuit. En augmentant artificiellement l’appui aérodynamique, il pourrait améliorer l’adhérence et permettre au véhicule de négocier les virages à des vitesses particulièrement élevées. Tesla évoque même des niveaux d’appui proches de ceux rencontrés en Formule 1. Il faudra toutefois attendre des essais indépendants pour vérifier ces affirmations.

Des propulseurs SpaceX pour décoller du sol

L’autre grande nouveauté concerne les fameux propulseurs développés avec SpaceX. Elon Musk évoque cette technologie depuis plusieurs années, mais personne ne savait vraiment jusqu’où Tesla était parvenu à la mettre au point. La démonstration apporte désormais un premier élément de réponse. Le Roadster a été capable de s’élever au-dessus du sol et de franchir plusieurs véhicules (un Cybertruck, un Cybercab et d’autres modèles Tesla).

Le principe repose sur l’utilisation de gaz comprimé à très haute pression, expulsé par des propulseurs. Contrairement à une fusée traditionnelle, il ne s’agit donc pas de brûler un carburant pour produire une poussée. Tesla explique avoir travaillé avec les ingénieurs de SpaceX pour adapter cette technologie à une utilisation dans l’atmosphère. Des réservoirs sous pression, renforcés avec de la fibre de carbone, sont intégrés dans les espaces disponibles du véhicule. C’est bluffant, mais probablement inutile.

L’objectif est de générer une poussée suffisamment importante pour déplacer la voiture dans les airs, mais aussi pour améliorer ses performances au sol. Il ne faut cependant pas imaginer le Roadster comme une voiture volante capable de remplacer un avion. Les démonstrations concernent des manœuvres de courte durée, dans un environnement contrôlé. Tesla n’a pas présenté de capacité de déplacement aérien prolongé.

Trois versions : Performance, Thrust et Rocket

Les performances annoncées donnent également le vertige. Tesla a détaillé trois déclinaisons du Roadster, avec des caractéristiques très différentes selon les technologies embarquées. La version Performance constitue le point d’entrée de la gamme. Elle dispose de deux places, d’éléments aérodynamiques actifs et du système d’aspiration évoqué précédemment. Tesla annonce un 0 à 100 km/h en moins de 1,6 seconde.

Un 0 à 100 km/h en 0,59 sec ?

La déclinaison Thrust ajoute des propulseurs à gaz comprimé à l’arrière. Ces derniers doivent permettre de passer sous la barre des 0,9 seconde pour atteindre 100 km/h.

Cette version est présentée comme une configuration davantage orientée vers le circuit. Enfin, la Rocket pousse le concept encore plus loin. Elle abandonne la deuxième place et reçoit plusieurs propulseurs répartis autour du véhicule, capables de contrôler ses mouvements dans les airs. Tesla annonce un 0 à 100 km/h en moins de 0,59 seconde, ainsi qu’une vitesse maximale supérieure à 370 km/h. Attention, il s’agit des chiffres communiqués par Tesla. La démonstration a notamment permis d’observer une accélération chronométrée à environ 0,81 seconde, mais toutes les performances revendiquées n’ont pas été vérifiées indépendamment.

Un design revu et un habitacle minimaliste

Le Roadster présenté en 2026 n’a plus grand-chose à voir avec le prototype de 2017. Tesla a profondément retravaillé sa silhouette en adoptant un langage stylistique plus anguleux, proche de celui du Cybertruck et du Cybercab. La carrosserie conserve les proportions d’une sportive très basse, avec un long capot et une ligne de toit fuyante. Mais les surfaces sont désormais plus tendues et les signatures lumineuses plus fines. L’ensemble paraît nettement plus futuriste que le modèle initial.

À bord, Tesla reste fidèle à son approche minimaliste. On retrouve un volant de type yoke, associé à une direction électronique sans liaison mécanique traditionnelle, ainsi qu’un grand écran central. Deux petits affichages sont également positionnés devant le conducteur. Le constructeur indique avoir privilégié des matériaux légers, notamment le carbone, le magnésium et le titane. La position des sièges est fixe, certains réglages étant remplacés par des commandes manuelles afin de limiter le poids.

Autre particularité, les ailes aérodynamiques actives utiliseraient des actionneurs dérivés des travaux réalisés sur Optimus, le robot humanoïde de Tesla. Une manière de mutualiser certaines technologies entre les différents projets de l’entreprise.

Une autonomie finalement divisée par deux ?

C’est l’une des surprises les moins réjouissantes de cette présentation. En 2017, Tesla promettait une autonomie d’environ 1 000 km grâce à une batterie de 200 kWh. Neuf ans plus tard, les ambitions semblent avoir été revues à la baisse. Le constructeur évoque désormais une autonomie supérieure à 300 miles, soit un peu plus de 480 km.

Ce chiffre représente moins de la moitié de l’objectif initial. Il faut toutefois préciser que Tesla n’a pas encore communiqué de données définitives sur la capacité de la batterie, la consommation ou les conditions de mesure de cette autonomie. Cette évolution pourrait s’expliquer par les choix techniques effectués pour améliorer les performances et limiter la masse. Les nombreux équipements nécessaires au fonctionnement des propulseurs occupent également une place importante dans le véhicule.

La configuration intérieure a elle aussi changé. Alors que le prototype de 2017 devait proposer quatre places dans une disposition 2+2, le nouveau Roadster se limite désormais à deux occupants. La version Rocket n’en accueille même qu’un seul.

Toutes les versions ne pourront pas rouler sur route

C’est un point important. Si Tesla présente son Roadster comme une sportive électrique destinée à repousser les limites de l’automobile, toutes ses déclinaisons ne pourront pas nécessairement circuler sur la voie publique. La version Performance est annoncée comme adaptée à un usage routier. La Thrust doit également pouvoir être utilisée sur route, même si son homologation reste à confirmer selon les marchés.

En revanche, la Rocket est explicitement présentée comme une version non homologuée pour la circulation sur route ouverte. Ses capacités aériennes soulèvent évidemment des questions de sécurité et de réglementation. Difficile, en effet, d’imaginer une voiture capable de sauter par-dessus les autres véhicules au milieu de la circulation. La démonstration réalisée au Texas s’est déroulée dans des conditions très particulières, sur un site fermé et avec un véhicule piloté à distance.

Il reste donc à déterminer quelles technologies seront réellement disponibles pour les clients et dans quelles conditions elles pourront être utilisées. Cela vaut particulièrement pour l’Europe, où les contraintes d’homologation sont strictes.

Quel prix pour le nouveau Tesla Roadster ?

Déjà, précisons que le nouveau Tesla Roadster sera bien disponible en France. Il est d’ores et déjà visible dans le configurateur !

Mais malgré cette présentation spectaculaire, Tesla n’a pas annoncé le prix définitif de son nouveau bolide. Lors de la première présentation en 2017, le constructeur évoquait un tarif de départ de 200 000 dollars et une édition Founders Series à 250 000 dollars. Ces montants ne peuvent plus être considérés comme des références fiables pour le modèle dévoilé aujourd’hui. Tesla a néanmoins rouvert les réservations.

Pour la version Performance, il faut verser un premier acompte de 5 000 euros, puis 45 000 euros supplémentaires dans les dix jours suivants. Soit un total de 50 000 dollars pour réserver un véhicule dont le tarif final reste inconnu. Pour la Thrust, il faut verser 5 000 euros, puis 245 000 euros, ça commence à faire beaucoup. Quant à la Rocket, elle sera proposée uniquement sur invitation.

Une commercialisation désormais prévue pour 2028

C’est peut-être l’information la plus frustrante de la soirée. Après neuf années d’attente, le nouveau Roadster n’est toujours pas prêt à être commercialisé. Elon Musk vise désormais un début de production en 2028. Une échéance qui placerait les premières fabrications plus de dix ans après la présentation initiale du modèle. Et compte tenu des nombreux reports enregistrés depuis 2017, difficile de considérer ce calendrier comme une certitude.

Le constructeur n’a pas communiqué de date précise pour les premières livraisons, ni détaillé les volumes de production envisagés. Il reste également à savoir où le Roadster sera assemblé et quelles seront les spécifications définitives des exemplaires commercialisés. Cette présentation marque donc une étape importante dans le développement du véhicule, mais elle ne signifie pas que les premiers clients pourront prochainement en prendre le volant.

Un formidable engin, mais pour quoi faire ?

Au-delà des figures aériennes et des accélérations impressionnantes, cette présentation pose une question plus fondamentale : quelle place le Roadster peut-il encore occuper dans la stratégie de Tesla ? Lors de son annonce en 2017, le constructeur voulait démontrer qu’une voiture électrique pouvait surpasser les meilleures sportives thermiques. À l’époque, le message avait du sens. Tesla cherchait encore à convaincre le grand public des capacités de sa technologie.

Mais le marché a considérablement évolué. Aujourd’hui, plusieurs constructeurs proposent des sportives électriques aux performances exceptionnelles. Tesla lui-même a largement contribué à démocratiser les accélérations impressionnantes avec la Model S Plaid. Surtout, les priorités de l’entreprise ne sont plus les mêmes. Elon Musk insiste désormais sur la conduite autonome, les robotaxis, l’intelligence artificielle et la robotique. Le Roadster apparaît presque comme un projet à contre-courant, puisqu’il célèbre justement les sensations de conduite et les performances humaines.

Le dirigeant reconnaît d’ailleurs que ce modèle ne devrait pas avoir un impact financier majeur sur les résultats de Tesla. Son rôle serait davantage de servir de vitrine technologique, en montrant ce que les ingénieurs du groupe peuvent accomplir lorsqu’ils repoussent les contraintes habituelles. De ce point de vue, la présentation a rempli son objectif. Tesla a réussi à proposer un spectacle rarement vu dans l’industrie automobile. Reste maintenant à transformer cette démonstration en un véritable véhicule de série.

Bref, Tesla a-t-il réellement besoin d’une supercar capable de voler alors qu’il ambitionne de construire un avenir automobile dans lequel les conducteurs n’auront même plus besoin de tenir un volant ? On vous laisse juger. Retrouvez l’événement complet ici :

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nico1314il y a une heure

et pendant ce temps la, on a oublié de réaliser une model 2 pour privilégier le cybercab ou ca !

on voit les priorités...
Comme le disent certains, ca roulera peu sur route, ca fait de magnifiques reportage et vidéos, les journalistes vont se régaler mais apres ?

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E911Vil y a 2 heures

Bien fait de ne pas me lever !
Même plan qu'en 2017.
Du vaporware avec des specs délirantes sans aucun production à court terme.
Une pompe à fric pour tous les gogos qui verseront $50k non remboursables et n'auront jamais la voiture.
Retour à la réalité aussi avec une autonomie divisée par deux.

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nonmaisfranchementil y a 2 heures

Ce n'est qu'une performance de cirque et qui n'a aucun intérêt sur route et ne sera jamais commercialisé. Je parle même de la version de base.
Tout air aspiré doit être soufflé, on est d'accord ? Je rappelle qu'a la find es années 70 une F1 a fait ça, elle a gagné sa 1ere course puis a été retirée car beaucoup trop dangereuse car elle envoyait l'ai mais aussi les graviers du circuit sur les F1 et les pilotes derrières elle !!
Vous imaginez sur route ouverte le massacre ?
Alors les réacteurs lol. Sur place les spectateurs étaient éloignés de la scène et avaient reçu des bouchons d'oreilles à cause du bruit...

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