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Depuis des années, Jean voulait adopter l’électrique pour des raisons écologiques et en pensant que la conduite serait plus agréable. Aux Renault 4 E-Tech et Hyundai Inster qu’il avait aussi présélectionnés, il a préféré la Ford Puma Gen E. Il nous explique son parcours.
Pour Jean, l’idée de rouler avec une autre énergie remonte à vraiment très loin : « J’étais encore enfant quand il y a eu la crise du canal de Suez en 1956. L’essence était contingentée : pas plus de 30 litres par mois. A l’époque, une voiture consommait facilement 10 l/100 km. Sans doute que cet épisode m’a marqué. Ce qui est sûr, c’est que j’ai depuis longtemps une certaine sensibilité sur le sujet. Indépendamment des réglementations, je suis persuadé qu’il n’y a pas d’avenir pour l’automobile autrement qu’en roulant écologiquement ».
Il semble à notre lecteur « plus rationnel de rouler à l’électrique qu’en thermique. Le pétrole va être de plus en plus difficile à obtenir et les carburants seront de plus en plus chers. Les voitures thermiques sont de moins en moins sales, c’est vrai, mais ça reste loin d’être parfait. Je me suis plus particulièrement intéressé à l’électrique à partir de 2016, recherchant dès 2018 des informations sur le forum d’Automobile Propre. A peu près tout ce que je sais sur les électriques vient de là. En 2020, je me sentais prêt à adopter le VE ».
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Témoignage – Après deux Renault Mégane électriques neuves, voilà pourquoi ce couple est passé à deux Tesla d’occasionUn événement l’a stoppé à ce moment-là : « C’est à cette époque que le réseau de recharge d’Izivia a flanché [NDLR : Réseau Corri-Door, la filiale d’EDF s’appelait alors Sodetrel]. Depuis les environs de Cergy-Pontoise où nous sommes, j’avais des parcours qui pouvaient m’emmener loin, par exemple jusqu’à Toulouse. Impossible de faire le plein de la batterie en roulant. Si le réseau de recharge avait été suffisant, c’est sûr que nous serions passés à l’électrique dès 2020. Un temps, nous avons envisagé un Renault Captur hybride rechargeable, mais le coffre était trop petit ».
Finalement, Jean s’est contenté d’un modèle plus classique : « Nous avons pris un Renault Captur thermique équipé d’une boîte automatique à double embrayage EDC. Lors d’une de ses révisions, on nous avait prêté une Dacia Spring. Cette première expérience en voiture électrique pour nous n’a pas été convaincante du tout. Toutefois j’en suis ressorti avec mon idée présumée intacte qu’un VE doit procurer un meilleur agrément de conduite. Et à l’usage, j’ai même été surpris de constater que c’est encore plus agréable que je le pensais ».
Il n’a d’ailleurs pas été le seul : « Mon épouse a été encore plus surprise que moi, trouvant génial de rouler en électrique. Il y a le silence, mais aussi la réactivité immédiate grâce au One-Pedal, que ce soit à l’accélération ou pour ralentir. Je dois d’ailleurs faire plus attention dans les ronds-points, car les automobilistes qui me doivent la priorité, souvent, ne s’arrêtent pas, imaginant qu’ils ont le temps de passer. Ce qui m’oblige à ralentir derrière eux ».
Notre lecteur avait défini quelques critères pour sa voiture électrique à venir : « J’avais déjà un budget assez limité, entre 30 000 et 35 000 euros. Et puis nous sommes en zone urbaine. Je tenais donc à trouver une électrique pas trop longue qui soit facile à garer. J’avais présélectionné trois modèles. Le premier choix était la Renault 4 E-Tech, il n’a finalement pas été retenu pour trois raisons : une visibilité pas terrible autour du véhicule, pas de caméra à 360 degrés, et mon épouse ne s’est pas trouvée trop bien dedans. Nous n’aimons pas être engoncés dans les sièges ».
Une autre voiture électrique a été éliminée : « C’est le Hyundai Inster. Lui, au moins, avait la caméra à 360 degrés, et beaucoup d’assistances à la conduite. Mais nous l’avons vu après le Puma et il était placé dans un coin sombre. Ainsi, il ne nous a pas plu. Et puis, tant qu’à mettre 30 000 euros ou plus dans une voiture, autant y trouver un peu de plaisir. Et ça, c’est le Ford Puma Gen E qui pouvait nous le procurer. C’était juste avant que Trump s’attaque à l’Iran : le vendeur de la concession nous a dit qu’il lui fallait vider son stock ».
Jean s’est donc pointé au bon moment chez Ford : « Nous avons pu obtenir pour un peu moins de 30 000 euros notre Puma Gen E en finition haut de gamme Premium avec toutes les options sauf le toit ouvrant. Elle a ainsi les phares Matrix Led, le pare-brise dégivrant, les sièges et le volant chauffants. Moi qui suis plutôt frileux, ces équipements me permettent de me passer du chauffage même avec seulement 3° C dehors. En revanche, Ford ne propose pas la pompe à chaleur sur cette voiture ».
La Ford Puma électrique de notre lecteur n’est ni noire, ni grise, ni blanche : « Comme nous aimons les voitures gaies, nous l’avons prise en jaune Electric. Et pour la sécurité, c’est mieux que ces teintes qui se distinguent mal sur la route. Notre modèle est équipé de la batterie de 43,6 kWh de capacité utile. Parce que nous privilégions la marche pour les petits déplacements, la Puma ne fait qu’environ 400 km par mois avec les trajets du quotidien. Mais nous faisons aussi de longs déplacements, par exemple pour aller en Bretagne ou dans le Vercors ».
A la maison, Jean recharge sa Puma sur une prise renforcée. Lorsqu’il fait de longs trajets, il choisit en particulier deux réseaux : « J’ai lu beaucoup de choses disant que le VE serait moins cher qu’un VT. Je ne suis pas persuadé que ce soit vrai dans tous les cas, en particulier pour ceux qui ne roulent pas beaucoup. A l’inverse, des journalistes de la télé et d’autres personnes assurent que c’est plus coûteux de se déplacer en itinérance. En choisissant bien mes réseaux de recharge, je tiens à démontrer que ce n’est pas vrai ».
Notre lecteur en distingue deux en particulier : « Je vais sur les bornes Izivia dans les McDo et dans les stations IECharge. Malheureusement, dans ces dernières, les câbles sont maintenant souvent coupés. J’évite de recharger sur l’autoroute : ça ne m’est arrivé qu’une fois. J’avais besoin de faire une pause, alors j’en ai profité pour brancher tout de même la voiture. Avant le départ pour un long voyage, je cherche où brancher la voiture en cours de route. Je n’utilise les planificateurs de Chargemap, Electroverse et ABRP que pour m’aider, mais sans les suivre à la lettre ».
L’électromobiliste francilien veut mettre toutes les chances de son côté pour ne pas se retrouver sans possibilité de recharger : « C’est un point de vigilance pour moi. Les bornes rapides sur les autoroutes, on peut s’attendre à ce qu’elles fonctionnent. Ailleurs, c’est parfois très différent. Je privilégie les zones où l’on trouve plusieurs stations proches. A Bourg-Achard, par exemple, sont à proximité les bornes d’Izivia chez MacDo, Lidl, Powerdot et Tesla. Une fois, ça ne fonctionnait pas chez Izivia, alors j’ai fait 300 m pour brancher chez Lidl ».
D’ordinaire, Jean régénère donc la batterie de sa voiture électrique hors des autoroutes, voies rapides et périphériques : « La plupart du temps, on peut recharger très près des sorties. Les stations de Bourg-Achard sont à environ un kilomètre de l’autoroute. Pareil à Saint-Égrève, Mondeville près de Caen, et Langueux non loin de Saint-Brieuc. A Lissieu, près de Lyon, c’était une station Electra à côté de l’hôtel où je dormais, à 300 m de la sortie du périph. Bonne surprise à la livraison du Puma, j’ai eu droit à une cagnotte de 500 euros pour la recharge par Electroverse ».
Les services d’assistance ne sont pas toujours très efficaces : « Sur 15 recharges en itinérance, je suis tombé trois fois sur des bornes rapides défaillantes. Une fois, en allant dans le Vercors, ça ne fonctionnait pas chez Lidl. J’ai appelé le numéro indiqué, mais ça n’a jamais répondu. C’était mon premier grand parcours. Le pire, ça a été à Villard-de-Lans, où, selon Chargemap, on devait pouvoir se brancher sur deux bornes en 24 kW DC. La première, je ne l’ai jamais trouvée, et je n’ai pas pu accéder à la seconde car des voitures thermiques étaient garées devant ».
La loterie, c’est cependant sur les bornes AC largement répandues un peu partout en France : « Certaines ne sont pas maintenues, car peu utilisées, et donc souvent en panne. Au Crotoy, par exemple, pas de chargeur rapide, mais une borne AC à 100 m de la location où nous étions. Malheureusement elle ne fonctionnait pas. Il nous a fallu aller à une station IECharge à 10 km. J’apprécie dans ces cas-là la solidarité et la convivialité remarquables dont on peut parfois bénéficier de la part d’autres électromobilistes prêts à apporter une solution ».
Lorsque notre lecteur a reçu sa Ford Puma Gen E, l’autonomie en cycle mixte WLTP était annoncée jusqu’à 376 km. Avec la même batterie, mais une réserve moins élevée, les modèles qui sortent actuellement sont crédités de 419 km après recharge complète : « En ne dépassant pas le 110 km/h sur l’autoroute, et en m’arrêtant toutes les deux heures environ, je roule 200 à 220 km. Ainsi, quand je vais en Bretagne à Saint-Pol-de-Léon, je fais deux recharges pour 570 km. Lorsque je vais dans le Vercors à 700 km de la maison, je branche la Puma trois fois ».
Pour l’instant, l’électromobiliste francilien s’est fixé comme règle de ne pas rouler plus vite : « Je le faisais déjà avec mes voitures thermiques. Je n’ai pas besoin de davantage d’autonomie que ce que m’offre cette voiture. Dans ces conditions, sur l’autoroute, j’ai une consommation d’un peu plus de 15 kWh/100 km calculée avec les kilowattheures délivrés aux bornes. Elle comprend donc les pertes lors de la recharge. Je procède ainsi car je n’ai pas confiance dans les chiffres annoncés par le véhicule ».
Plus précisément, Jean estime que « l’ergonomie de l’écran est lamentable. Mais ce n’est pas grave, car finalement on ne touche pas à grand-chose dedans. Le GPS n’est pas mieux, ne s’orientant pas comme je le voudrais. Je ne l’utilise donc pas. Pour avoir les images de la caméra à l’avant, il faut faire deux manipulations : c’est trop ! Par ailleurs, j’ai un voyant Airbag qui est allumé, et je ne sais pas si c’est normal ou pas. Si seulement il y avait une notice ! J’ai fini par en trouver une sur Internet, mais elle concerne toutes les Puma et je ne sais pas de quelle révision il s’agit ».
Globalement, Jean est satisfait de son passage à l’électrique : « C’est en raison de l’agrément général, de la maniabilité et de la facilité de conduite. À 76 ans, ma femme la mène plus facilement que nos précédentes thermiques. Quelle vivacité avec cette voiture : elle réagit au doigt et à l’œil ! En montagne, le One-Pedal est génial. On peut tout maîtriser avec l’accélérateur, et ça va jusqu’à l’arrêt sans appuyer sur la pédale des freins, même dans la descente à 16 % à côté de chez nous ».
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Témoignage – Voilà comment David gagne de l’argent avec sa Renault 5 électrique quand elle ne roule pasNotre lecteur se rappelle : « Quand j’étais jeune, je ne prenais quasiment rien pour partir en vacances. En vieillissant, on a besoin de grosses valises, et sur la Puma, le coffre est immense. Cependant j’hésiterais à proposer les places à l’arrière à des adultes pour de longs trajets. Les sièges à l’avant sont bien appréciés : on y est très bien maintenu, avec un support réglable pour les lombaires. C’est pour moi un soulagement incroyable après avoir eu mal au dos dans bien des voitures ».
Des gens trouvent jolie cette Puma Gen E : « D’autres sont surpris de voir un vieux sortir d’une voiture de jeunes. Elle n’est pas toujours identifiée comme étant une électrique. Un jour que je m’étais mis devant une borne pour la brancher, un électromobiliste étranger a voulu me faire comprendre que j’étais sur une place réservée à la recharge. À ceux qui pensent que leurs vieux parents auraient des difficultés à passer à l’électrique, nous, on peut témoigner que nous nous sommes très bien adaptés. Et j’ai 79 ans ! ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Jean pour son excellent accueil, sa très grande réactivité et son intéressant témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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Actualité21 septembre 2026
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